Un Napolitain à l’heure espagnole
Sébastien Gauthier
Depuis plusieurs décennies, pour notre plus grand plaisir, l’équation «Riccardo Muti + Orchestre national de France = triomphe assuré» est devenue une habitude. Aussi ne doit-on pas s’étonner qu’il en ait été ainsi une fois encore, la phalange parisienne et le chef napolitain ayant été ovationnés comme rarement par un public en délire, qui avait rempli le Théâtre des Champs-Elysées jusqu’au dernier strapontin. Il faut dire que, comme à l’accoutumée, Riccardo Muti avait concocté un programme original (sinon dans les œuvres choisies, du moins dans la trame souhaitée) qu’il a dirigé en alternant à souhait la poigne et l’effacement, laissant alors l’orchestre jouer de façon parfaitement autonome.
Cette soirée se voulait un hommage à la musique espagnole. Elle commença, de façon assez évidente, par l’emblématique Espana d’Emmanuel Chabrier (1841-1894), rhapsodie inspirée de thèmes ibériques qu’il avait entendus l’année précédente au cours d’un séjour en Espagne. L’excellence de l’orchestre (que l’on constate toujours lorsqu’il est conduit par des baguettes d’exception) frappe immédiatement: diversité des couleurs, suavité des cordes, précision des attaques chez les bois… D’emblée, on est à la fête!
Cette soirée se voulait un hommage à la musique espagnole. Elle commença, de façon assez évidente, par l’emblématique Espana d’Emmanuel Chabrier (1841-1894), rhapsodie inspirée de thèmes ibériques qu’il avait entendus l’année précédente au cours d’un séjour en Espagne. L’excellence de l’orchestre (que l’on constate toujours lorsqu’il est conduit par des baguettes d’exception) frappe immédiatement: diversité des couleurs, suavité des cordes, précision des attaques chez les bois… D’emblée, on est à la fête!










