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Concours Long-Thibaud Convertir en PDF Version imprimable Email

L
e prestigieux concours Long-Thibaud est cette année consacré au piano. Six candidats ont été retenus pour les épreuves finales qui se dérouleront samedi et dimanche prochain. La finale "récital" se tiendra à la salle Gaveau samedi à partir de 14h. La finale "concerto" se déroulera à la salle Pleyel dimanche dès 14h. Les candidats y seront accompagnés par l'Orchestre National de France.

Vous pourrez entendre les concertos suivant: 

Beethoven, concerto n° 4, par Antoine de Grolée (23 ans) France, et Junhee Kim (17 ans) Corée du sud
Tchaïkovski, concerto n° 1, par Tae-Hyung Kim (22 ans), Corée du sud
Rachmaninov, concerto n° 2, par  Tristan Pfaff (22 ans) France, Hibiki Tamura (20 ans) Japon et Sofya Gulyak (27 ans) Russie

Le concert de Gala réunira les six finalistes autour de l'ONF sous la direction d'Alain Altinoglu à la salle Pleyel, le mardi 30 octobre à 19h30.

Update 28 octobre


PALMARES

Hibiki Tamura, 20 ans (Japon)
Premier Grand Prix Marguerite Long - Académie des beaux-arts


Junhee Kim, 17 ans (Corée du sud)
Deuxième Grand Prix - Ville de Paris

Sofya Gulyak, 27 ans (Russie)
Troisième Grand Prix - Ville de Nîmes

Tae-Hyung Kim, 22 ans (Corée du sud)
Quatrième Prix - Groupe Henner

Antoine de Grolée, 23 ans (France)
Cinquième Prix - Ecole normale de musique de Paris

Tristan Pfaff, 22 ans (France)
Sixième Prix - Ville de Meudon

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Interview Dominique Meyer / Abeille Musique / 23 octobre 2007 Convertir en PDF Version imprimable Email
Rencontre avec le directeur du Théâtre des Champs Elysées, acteur clef de la vie musicale classique parisienne avant son départ pour l’Opéra de Vienne en 2010.
Propos reccueillis par Marc Zisman

Nommé à la direction de l’Opéra de Vienne à compter de la saison 2010-2011, Dominique Meyer est toujours le gardien du temple de l’avenue Montaigne. A 52 ans, cet Alsacien dirige depuis 1999 le Théâtre des Champs Elysées où fut notamment créé Le Sacre du Printemps.

Après nos entretiens avec Jean-Luc Choplin, Jeanine Roze et Philippe Maillard, cet autre acteur clef de la vie musicale classique parisienne évoque ici son parcours personnel, l’état de la musique vivante dans la capitale, l’évolution du public et, bien entendu, l’incontournable débat du futur Auditorium du parc de la Villette…


Avant d’arriver avenue Montaigne…

Dominique Meyer : J’ai fait quatre ans au Ministère de l’Industrie, quatre ans au Ministère de la Culture avec Jack Lang, quatre ans à l’Opéra de Paris dont deux ans comme directeur général, deux ans à Matignon comme conseiller culturel de deux premiers ministres au début des années 90, cinq ans à l’Opéra de Lausanne et ensuite je suis arrivé ici, au Théâtre des Champs Elysées. Et je pars dans trois ans…

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TCE Gatti / AFP / 19 octobre 2007 Convertir en PDF Version imprimable Email
Le sacre parisien du maestro Gatti , bientôt à l'Orchestre national de France

Il est demandé de Vienne à New York en passant par Amsterdam et Milan, mais son avenir se joue désormais en partie à Paris: le chef italien Daniele Gatti prendra en septembre 2008 les rênes de l'Orchestre national de France (ONF), "un challenge très important" pour lui. Nommé en juillet dernier, le maestro a dirigé jeudi soir son premier concert à la tête du "National" comme directeur musical désigné de la formation symphonique de prestige de Radio France. Au programme notamment, sur le lieu même (Théâtre des Champs-Elysées à Paris) de la création tumultueuse de l'oeuvre en 1913, un "Sacre du printemps" de Stravinsky gorgé de vie et dirigé sans partition d'un geste à la fois souple, franc et précis.

Si l'on en croit l'enthousiasme dans la salle et sur scène au salut final, le public et les musiciens sont ravis du choix de Daniele Gatti , qui aura 46 ans le 6 novembre, pour succéder à l'Allemand Kurt Masur, 80 ans, en poste depuis 2002 à l'ONF. "L'unanimité s'est faite sur ce chef encore jeune et qui est déjà un grand. Il fallait le saisir vite et s'attacher ses services assez longtemps, d'où un contrat de cinq ans", explique à l'AFP le directeur de la musique à Radio France, Thierry Beauvert. "Il y a chez lui un côté instinctif et en même temps, derrière, un énorme travail de construction de l'orchestre", ajoute-t-il. Dans un entretien à l'AFP, le maestro explique son choix de se poser à Paris après douze ans d'un travail remarqué à Londres à la tête du Royal Philharmonic Orchestra.

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TCE Gatti / Le Figaro / 21 octobre 2007 Convertir en PDF Version imprimable Email
Résultat paradoxal
Christian Merlin

Considérant que Daniele Gatti est le nouveau directeur musical désigné de l'Orchestre national de France, il est
réconfortant et prometteur de voir à quel point les musiciens et leur chef semblent heureux à l'idée de travailler ensemble: la chaleur avec laquelle ils se sont applaudis mutuellement après le concert de jeudi soir ne trompe pas. Il est vrai que le chef italien a de quoi impressionner : sa présence face à l'orchestre, la sûreté à toute épreuve de sa technique, la clarté puissante de sa gestuelle, quelque part entre Riccardo Muti et Zubin Mehta, font de lui un chef d'estrade, spectaculaire et séduisant. Capable de souplesse, notamment quand il faut suivre et précéder dans le 2e Concerto pour violon de Bartok un Laurent Korcia bien peu sûr de lui, mais aussi d'énergie, comme en témoigne un Sacre du printemps à l'arraché, sauvage et survolté. Mais...
C'est la deuxième fois que l'on fait ce même constat avec ce chef: visuellement, c'est imparable, tout est là pour un concert
mémorable, mais le résultat sonore n'est pas à la hauteur de ce qu'on voit ! D'abord parce que la mise en place, dans Stravinsky comme dans Bartok, est tout sauf impeccable, en contradiction avec la précision du geste. Ensuite, la qualité du son laisse à désirer : certes, ces musiques appellent volontiers quelque chose de rugueux, mais ce n'est pas une raison pour donner une impression de négligence dans les équilibres.

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TCE Gatti / Resmusica / 21 octobre 2007 Convertir en PDF Version imprimable Email
Siete il benvenuto Maestro !
Maxime Kaprielian

Certains collègues critiques musicaux ont cru bon de se lamenter sur les difficultés de se rendre au concert en temps de grève. Mais pourquoi écrit-on une chronique ? pour causer du concert entendu ou des conditions de transport ? Mouvement social ou non, le TCE était pourtant comble ce soir. Comme quoi, avec un peu de bonne volonté (et un peu moins de mauvaise foi) se rendre au concert n’est pas impossible, même dans des temps sociaux troublés.

Et il y avait de quoi remuer les montagnes ce soir là pour accéder avenue Montaigne : Daniele Gatti, futur directeur musical de l’ONF, donnait son premier concert parisien de la saison. Une chose est sure, le National a bel et bien trouvé son nouveau maître. En 2002 Kurt Masur avait jugé urgent de faire travailler cet orchestre sur la qualité sonore, le jeu d’ensemble et le legato. Mission accomplie. Ce soir, Gatti nous a prouvé qu’il allait mettre en avant, après les acquis dus à son prédécesseur, les notions d’énergie et de couleur, dans un programme XXe siècle.

Ouverture périlleuse avec le Concerto pour violon n°2 de Bartók. Si le National semble de suite à l’aise, Laurent Korcia ne l’est pas. Ses attaques sont hésitantes, l’intonation franchement fausse, la sonorité trop appuyée. Cela manque de charme, de séduction dès les premières mesures. Il prend de l’aisance progressivement, mais ne sort pas d’une lecture prosaïque d’une œuvre fort complexe. Ne doutons pas de ses capacités, il a les atouts pour transcender ce concerto. Cela viendra avec le temps. En bis accordé à un public acquis d’avance, un extrait de la Sonate n°3 d’Ysaÿe (pourtant pas moins virtuose que Bartók) dans lequel il montrait bien plus d’assurance.

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TCE Gatti / Le Monde / 20 octobre 2007 Convertir en PDF Version imprimable Email
"Sacre" haletant pour le chef Daniele Gatti
Renaud Machart

Daniele Gatti vient d'être nommé successeur de Kurt Masur au poste de directeur musical de l'Orchestre national de France (ONF). Il doit prendre ses fonctions au début de la saison 2008-2009. Un an avant cet événement, le chef italien dirigeait l'ONF, le 18 octobre, dans un programme exigeant : le Deuxième Concerto pour violon de Bartok et Le Sacre du printemps, de Stravinsky, créé en 1913 dans le même Théâtre des Champs-Elysées.

Une courte pièce de Pierre Boulez, Notations VII, était donnée, on ne sait pourquoi, après le concerto : sa texture semble avoir pour seule vie palpitante celle du plomb en fusion. Daniele Gatti a sûrement voulu montrer qu'il n'était pas insensible à son siècle, mais cette bagatelle grisailleuse (elle nécessite cependant une partition de 1 mètre carré et un changement de plateau), ne s'imposait pas.

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TCE Gatti / ConcertoNet / 19 octobre 2007 Convertir en PDF Version imprimable Email
Bienvenue Maestro !
Philippe Herlin

Malgré la grève des transports il fallait aller écouter ce concert, pour une raison bien simple : Daniele Gatti deviendra en septembre 2008 le nouveau directeur musical de l’Orchestre national de France. Et au vu de sa prestation, on ne peut que se féliciter de cette nomination ! Il donne du Sacre du printemps une lecture originale qui démontre que la sauvagerie n’exclut pas le raffinement : dans les passages calmes, le souci du détail, de l’équilibre des pupitres, du dessin des lignes est remarquable tandis que, dans les passages brutaux, il sait imprimer une grande force rythmique. Une réussite d’autant plus notable qu’elle exploite à plein les qualités de l’orchestre (pupitre des vents, clarté d’ensemble). Il reste à espérer que le chef italien accordera plus de place à la musique française que l’actuel titulaire du poste de directeur musical, Kurt Masur… La lecture très réussie de la Notation VII de Pierre Boulez va dans le bon sens.

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