On ne change pas une équipe qui gagne
Sébastien Gauthier
Les années se suivent et se ressemblent, pour notre plus grand plaisir. Ainsi, l’édition 2010 du Festival de Saint-Denis permet-elle de nouveau d’écouter, notamment dans le cadre toujours aussi imposant de la Basilique, un programme varié alliant musique symphonique (la Royal Firewoks Music de Händel par Ophélie Gaillard et son ensemble Pulcinella voisinant avec la Cinquième symphonie de Beethoven dirigée par le violoniste Maxim Vengerov) et musique de chambre (permettant d’entendre David Fray ou Renaud Capuçon), musiques du monde (l’Angelo Debarre Quartett) et musique sacrée (notamment le Requiem Fauré dirigé par Laurence Equilbey ou le Stabat Mater de Poulenc dirigé par Alain Altinoglu).
Ce soir, le public se pressait une fois encore pour voir et écouter Riccardo Muti, fidèle au festival et à l’Orchestre national de France depuis 1982. Après un flamboyant Requiem de Verdi en 2009 (voir ici), le chef napolitain a cette année choisi de diriger les œuvres de deux compositeurs particulièrement chers à son cœur, Franz Schubert (1797-1828) et Luigi Cherubini (1760-1842), qu’il avait déjà programmés dans un même concert voilà maintenant deux ans aux côtés d’une pièce de Nicola Porpora (voir ici). Mais on sait pouvoir compter sur Riccardo Muti pour éviter la facilité et choisir ainsi des partitions dont on se demande, à leur écoute, comment il est possible qu’elles soient si rarement jouées.
Tel est par exemple le cas de la Deuxième messe de Schubert. Certes, elle fait partie de ces pièces sacrées qui, au même titre que la Première messe (en fa) ou la Troisième messe (en si bémol), ont été durablement éclipsées par les géniales Cinquième messe (en la bémol) et, surtout, Sixième messe (en mi bémol), œuvres de la maturité de Schubert où éclate un génie qu’on lui reconnaissait pourtant depuis longtemps. Composée alors qu’il n’avait que dix-sept ans, elle s’intercale au sein de la composition de la Deuxième symphonie et se trouve couchée sur la partition en l’espace de six jours seulement!
Ce soir, le public se pressait une fois encore pour voir et écouter Riccardo Muti, fidèle au festival et à l’Orchestre national de France depuis 1982. Après un flamboyant Requiem de Verdi en 2009 (voir ici), le chef napolitain a cette année choisi de diriger les œuvres de deux compositeurs particulièrement chers à son cœur, Franz Schubert (1797-1828) et Luigi Cherubini (1760-1842), qu’il avait déjà programmés dans un même concert voilà maintenant deux ans aux côtés d’une pièce de Nicola Porpora (voir ici). Mais on sait pouvoir compter sur Riccardo Muti pour éviter la facilité et choisir ainsi des partitions dont on se demande, à leur écoute, comment il est possible qu’elles soient si rarement jouées.
Tel est par exemple le cas de la Deuxième messe de Schubert. Certes, elle fait partie de ces pièces sacrées qui, au même titre que la Première messe (en fa) ou la Troisième messe (en si bémol), ont été durablement éclipsées par les géniales Cinquième messe (en la bémol) et, surtout, Sixième messe (en mi bémol), œuvres de la maturité de Schubert où éclate un génie qu’on lui reconnaissait pourtant depuis longtemps. Composée alors qu’il n’avait que dix-sept ans, elle s’intercale au sein de la composition de la Deuxième symphonie et se trouve couchée sur la partition en l’espace de six jours seulement!




