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TCE Masur / Cycle Beethoven / Resmusica / 28 juin 2008

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Sous le signe de Mozart
Patrick Georges Montaigu




Ce second concert de l’intégrale Beethoven entreprise par Kurt Masur pour marquer la fin de ses six années de direction du National, nous a permis d’entendre trois œuvres marquées du « n°2 ». Numéro qui peut être parfois trompeur, car, d’un point de vu chronologique, le Concerto pour piano n°2 précède de peu le n°1, ces deux concertos précédant eux-mêmes la Symphonie n°1. Et d’un point de vue strictement musical, on peut affirmer qu’il y a plus d’originalité, de nouveauté dans les deux « n°1 », plus typiquement beethovéniens, que dans les « n°2 » plus volontiers mozartiens, spécialement le concerto.

Mais avant ces œuvres « de jeunesse », venait un chef-d’œuvre de maturité avec l’ouverture Leonore II, très proche en légèrement moins développée, de la grandiose Leonore III. Cette fois-ci on retrouve le plus génial Beethoven, avec ses fameux passages « injouables » que seuls les plus grands orchestres lors de leurs meilleurs soirs réussissent à réaliser pleinement, au point de soulever le spectateur de son siège lors de ses moments d’emballement à la puissante tellurique dont Beethoven avait le secret. Point tout à fait de cela ce soir, point d’emballement dévastateur, sans doute afin d’éviter justement la dévastation qui guette si la virtuosité d’ensemble n’est pas à la hauteur. D’un côté c’est dommage, mais d’un autre mieux vaut sagement garder le contrôle que de se laisser déborder par des dérapages, fussent-ils furieux. Par ailleurs la couleur un peu claire de l’orchestre, où l’assise grave des cordes fait toujours un peu défaut, et les cuivres sans coloration particulière, contribuaient à laisser une impression moyenne, où la précision contrôlée l’emportait sur la puissance expressive.

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TCE Masur / Cycle Beethoven / Resmusica / 26 juin 2008

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L’enfance d’un chef d’œuvre

Alexandra Diaconu





L’Orchestre National de France clos la saison avec un cycle Beethoven au Théâtre des Champs Elysées, en huit temps. Six ans après l’intégrale des symphonies donnés dans ce même lieu, Kurt Masur reprend l’idée, augmentée des concertos. Unifié par la tonalité de do majeur, le concert d’ouverture a proposé quelques premiers opus du compositeur avec, au piano, Katia Skanavi.

L’ouverture Léonore I (1806-07) est une découverte posthume, longtemps considérée comme une première ouverture abandonnée. Une interprétation juste a néanmoins peu soigné les détails et, la charge monumentale du cycle a semblé peser sur l’orchestre, révélant un jeu ordonné mais un peu mécanique.

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Saint Denis / Sir Colin Davis / Resmusica / 13 juillet 2008

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Timbres, espace et profondeur
Michèle Tosi




Après Duruflé et Campra, le prestigieux Festival de Saint Denis convoquant cette année les plus grandes têtes d’affiche refermait cette trilogie des requiem français par la Grande Messe des morts de Berlioz, l’œuvre chérie entre toutes de celle du compositeur qui se réjouissait en 1835 d’avoir écrit « la musique apocalyptique qu’il s’agissait de trouver pour ce texte terrible ». Cette partition « passablement grande » réunissait le chœur de Radio-France augmenté du chœur italien de l’Académie Sainte Cécile de Rome et l’Orchestre National à son grand complet – plus quelques supplémentaires pour les six paires de timbales ! -. A leur tête, le plus grand défenseur du compositeur français, Colin Davis dont la direction puissante autant que racée su insuffler aux dix mouvements du Requiem une éblouissante dramaturgie sonore.

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Cycle Beethoven

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{xtypo_rounded_left2}Jeudi 26 juin 2008

Ouverture de Léonore I 

Concerto pour piano et orchestre n°1 

Katia Skanavi, piano katia_skanavi.jpg

Symphonie n°1 

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{xtypo_rounded_left2} Samedi 28 juin 2008

Ouverture de Léonore II

Concerto pour piano et orchestre n°2 - 28'

David Fray, piano david_fray.jpg

Symphonie n°2

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{xtypo_rounded_left2} Mercredi 2 juillet 2008

Ouverture de Léonore III

Concerto pour piano & orchestre n°3

Till Fellner, pianotill_fellner.jpg 

Symphonie n°3

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{xtypo_rounded_left2}Jeudi 3 juillet 2008

Ouverture de Fidelio

Concerto pour piano & orchestre n°4

Louis Lortie, pianolouis_lortie.jpg 

Symphonie n°4


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{xtypo_rounded_left2}Samedi  5 juillet 2008

Ouverture de Coriolan - 8'

Concerto pour violon et orchestre en ré majeur - 42'

Gil Shaham, violon gil-shaham.jpg

Symphonie n°5

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{xtypo_rounded_left2}Lundi 7 juillet 2008

Ouverture de Prométhée

Triple concerto pour piano, violon et violoncelle

Beaux Arts Trio beaux_arts_trio.jpg

Symphonie n°6

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{xtypo_rounded_left2}Mercredi  9 juillet 2008

Le triomphe de Wellington ou la bataille de Vittoria

Concerto pour piano et orchestre n°5

Nelson Freire, piano nelson_freire.jpg

Symphonie n°7

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{xtypo_rounded_left2}Samedi 12 juillet 2008

Symphonie n°8

Symphonie n°9

M. Diener, soprano

M.N. Lemieux, mezzo

J. Silvestri, ténor

G. Zeppenfeld, basse 

Chœur de Radio France

Matthias Brauer, chef de chœur {/xtypo_rounded_left2}

Saint Denis / Sir Colin Davis / Le Monde / 11 juin 2008

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Sir Colin Davis, prophète de Berlioz

Marie-Aude Roux


Un ciel de printemps légèrement nostalgique, un groupe de jeunes filles blacks dansant aux accents d'une fanfare à la Kusturica : rien, sur le parvis de la basilique Saint-Denis, pour annoncer la terrible leçon de vie que va nous administrer la Grande Messe des morts de Berlioz (1803-1869) sous la baguette de Sir Colin Davis. Berliozien de la première heure (c'est en écoutant Berlioz qu'il décida enfant qu'il serait chef d'orchestre), le chef britannique s'est fait prophète du compositeur, au disque comme dans les salles de concert.

Ce soir, il est le berliozien de l'heure dernière et c'est en messie qu'il dirige le Requiem dont le compositeur écrivait à son ami Humbert Ferrand le 11 janvier 1867 : "Si j'étais menacé de voir brûler mon oeuvre entière, c'est pour la Messe des morts que je demanderais grâce".

Terminé trente ans plus tôt, le Requiem fut d'abord exécuté le 5 décembre 1837 à la mémoire du maréchal Edouard Mortier, avant de célébrer la prise de Constantine, où le général Charles Denys, comte de Damrémont, avait trouvé la mort. Alfred de Vigny, qui l'entendit en l'église Saint-Louis des Invalides, parlera d'une musique "belle et bizarre, sauvage, convulsive et douloureuse".

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