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Critiques
TCE Ozawa / Resmusica / 4 octobre 2007 Convertir en PDF Version imprimable Email
Le retour attendu de Seiji Ozawa
Patrick Georges Montaigu

C’est un Seiji Ozawa en pleine forme, souple et félin comme à ses plus beaux jours, que le public parisien a retrouvé après quelques années d’absence, à la tête de l’Orchestre National pour un concert entièrement consacré à la musique française. Et à le voir ainsi bondir sur son podium et courir entre les pupitres pour venir saluer un public enthousiaste et un orchestre aux anges, on se dit que les récents ennuis de santé du chef japonais âgé aujourd’hui de 72 ans sont manifestement oubliés. Ainsi donc Ravel, Dutilleux et Berlioz étaient successivement conviés à la fête, avec comme plat principal du menu du soir la Symphonie Fantastique, cheval de bataille de Charles Munch, chef cher au cœur de Seiji Ozawa, auquel il a d’ailleurs succédé à quelques onze années d’intervalle au poste de directeur du Boston Symphony Orchestra entre 1973 et 2002.

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TCE Masur / Resmusica / 17 septembre 2007 Convertir en PDF Version imprimable Email
Orchestre National de France, un brin nostalgique
Patrick Georges Montaigu

Ce concert, sur-titré « Bon anniversaire Maestro ! » en raison des 80 ans de Kurt Masur, officiellement fêtés le 18 juillet dernier à Londres, constituait l’ouverture de la saison 2007/08, la dernière du chef comme directeur musical du National. Si Beethoven et Bruckner seront, et de très loin, les plus souvent joués cette saison par Masur et son orchestre, à Paris mais aussi en tournées européenne et américaine (fin avril), pour finir par un festival Beethoven au Théâtre des Champs-Élysées (intégrale des symphonies et concertos), Mendelssohn et Dvoràk avaient la charge d’ouvrir la saison, ce soir.
Depuis toujours, et spécialement depuis les années à Leipzig (où il fut le directeur du fameux Gewandhaus entre 1970 et 1997), Kurt Masur s’est montré remarquable interprète de l’œuvre de Mendelssohn. Son intégrale symphonique au disque constitue un incontestable premier choix, tout comme sa géniale Die erste Walpurgisnacht. Pour se mettre en jambes et nous mettre en oreilles, Masur a choisi de débuter le concert par l’ouverture Ruy Blas et nous avons pu constater que le chef n’avait pas perdu son sens du rythme, des phrasés, des équilibres sonores propres à Mendelssohn et qui faisaient le prix de ses enregistrements. L’orchestre s’y est montré efficace, coloré, précis, on aurait toutefois aimé des cordes un peu plus puissantes.

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TCE Masur / ConcertoNet / 13 septembre 2007 Convertir en PDF Version imprimable Email
De Leipzig à New York
Simon Corley

Théâtre des Champs-Elysées
09/13/2007 -  et 21 septembre 2007 (Besançon)
Felix Mendelssohn : Ruy Blas, ouverture, opus 95 – Concerto pour violon n° 2, opus 64
Antonin Dvorak : Symphonie n° 9 «Du nouveau monde», opus 95, B. 178

Joshua Bell (violon)
Orchestre national de France, Kurt Masur (direction)

C’est la rentrée: après l’Orchestre de Paris (voir ici), au tour de l’Orchestre national de faire la sienne. A chacun son directeur musical allemand (Christoph Eschenbach d’un côté, Kurt Masur de l’autre), sa star cabotine (Lang Lang pour l’un, Joshua Bell pour l’autre), sa première partie germanique et concertante (Beethoven vs. Mendelssohn), sa symphonie slave en seconde partie (Tchaïkovski ou Dvorak), sa retransmission en direct (sur Radio Classique ou sur le réseau de l’UER), son ancien ministre de l’économie et des finances parmi le public (de gauche à Pleyel, de droite au Théâtre des Champs-Elysées) et, surtout, son anniversaire: quarante ans pour l’Orchestre de Paris, quatre-vingts ans pour Masur.


Né un 18 juillet, il a déjà reçu de beaux hommages à Leipzig puis aux Proms, lors d’un concert conjoint avec l’Orchestre philharmonique de Londres. Paris vient ainsi ajouter le sien au cours de cette soirée inaugurale, dont les spectateurs pourront conserver en souvenir un livre-programme exhaustif «Bon anniversaire Maestro!» (biographie, entretiens, témoignages, liste des concerts donnés depuis septembre 2002, …) distribué gratuitement comme de coutume à Radio France et complété par un disque d’une heure, «Au cœur de l’orchestre», comprenant des reportages et entretiens réalisés par Jean-Paul Quennesson, quatrième cor.

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Proms / Telegraph / 20 juillet 2007 Convertir en PDF Version imprimable Email
Proms: Sound of an era long gone
Geoffrey Norris

Last night’s concert was also on a grand scale, with the London Philharmonic Orchestra and the Orchestre National de France coming together to celebrate the conductor Kurt Masur’s 80th birthday with a performance of Bruckner’s epic Seventh Symphony.

Before it, the prospects for Tchaikovsky’s “Serenade for Strings” looked a bit plump, with no fewer than 12 double basses ranged across the back of the platform, and a combined string section of corpulent-looking proportions.

But Masur had the measure of the music’s refinement, charm and delicacy. The Bruckner performance was one of magisterial stature, its soaring lines ardent, its potentially discursive themes organic, or at least nurtured from the same soil. There was radiance to the playing here, a structural inevitability, strength and suppleness from Masur, and a burnished quality to the symphony’s blazing climaxes. There are few things in music as overwhelming and exciting as a brass band in full flood. But that rich sound, as warm as a crowded pub, is definitely an acquired taste. For classical music lovers, it veers towards the sentimental; for younger people, it's the sound of an era that's long gone.

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Proms / The Guardian / 20 juillet 2007 Convertir en PDF Version imprimable Email
Prom 7 LPO / ONF / Masur
George Hall

As the departing principal conductor of the London Philharmonic Orchestra and the continuing music director of the Orchestre National de France, Kurt Masur spent his 80th birthday conducting two orchestras at the Proms simultaneously. So, even the capacious Albert Hall platform looked crowded.

Nearly 100 players were fielded for the first piece, Tchaikovsky's Serenade for Strings, while the forces used in the second, Bruckner's Seventh Symphony, were gargantuan. From a sonic point of view, Bruckner came off better. Textures remained clear, and the playing was precise and often spirited. Masur exposed much of the intimate beauty of the writing as well as the grandeur and excitement of the climaxes. What was missing, crucially, was an effective presentation of the composer's vast architectural scheme, covering some of the widest spans in western music.

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