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Concerts
Pleyel Altinoglu / ConcertoNet / Long-Thibaud Convertir en PDF Version imprimable Email
Critiques
Victoire japonaise
Simon Corley

Au lendemain de l’épreuve du récital (voir ici), celle du concerto a confirmé le haut niveau de la finale de cette édition du Concours Long-Thibaud. Si aucune personnalité hors norme ne s’est imposée, sans doute aussi parce que la prudence a été globalement de mise – jusque dans le choix des partitions, puisque le public de la Salle Pleyel n’a pu entendre que trois des huit œuvres proposées aux candidats (tant pis pour Bartok, R. Strauss ou Saint-Saëns, notamment) – chacun d’entre eux n’en a pas moins livré une prestation de premier ordre.

Dans le Quatrième (1806) de Beethoven, Antoine de Grolée confirme ses qualités: un jeu très articulé, plus délicat que profond, même si quelques attaques paraissent un peu dures, une approche d’une grande simplicité, qui prend son temps, mettant le texte en avant et donnant tout son sens au discours, à peine perturbée par un petit flottement avant la cadence du Rondo final. C’est le cinquième prix qui lui est attribué.

Nettement plus extraverti, Tae-Hyung Kim possède davantage de relief que le Français, mais il est vrai qu’il a choisi le Premier (1875) de Tchaïkovski: brillant, puissant et extérieur, techniquement aussi sûr que lors de son récital, il domine sans peine un Orchestre national de France qui s’épanche pourtant généreusement sous la baguette tapageuse d’Alain Altinoglu. Plus efficace que subtile, son interprétation offre cependant un Andantino semplice de bon aloi. Le pianiste coréen reçoit le quatrième prix.

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Bruckner et Mozart à Pleyel Convertir en PDF Version imprimable Email
ONF
B
ruckner est un des compositeurs favoris de Kurt Masur. L'ONF s'est déjà illustré dans sa 3ème symphonie lors d'une tournée européenne en 2003 unanimement saluée par la presse allemande. La 7ème symphonie Kurt Masurest probablement l'une de ses favorites. Pour preuve, il en a laissé un enregistrement publié chez Teldec, lors de son concert inaugural en tant que directeur muscial du New York Philharmonic. Elle était au programme de la dernière tournée de l'ONF en Europe, et le sera également pour la prochaine qui se déroulera à la suite de ce concert, en Angleterre.

avec Kurt Masur, nous avons retrouvé un interprète très inspiré des œuvres de Bruckner , qui évoque des noms tels Eugen Jochum et Bernard Haitink. L’orchestre se plaçait au même niveau d’excellence...
Avec Kurt Masur, les œuvres de Bruckner ont retrouvé un chef d'orchestre de la plus haute compétence.
















Pour compléter cette soirée, nous retrouverons un concerto pour piano de Mozart. Après le 27ème donné par Maria Joao Pirès récemment, c'est le 23ème que nous entendrons, interprété par Louis Lortie.



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Concours Long-Thibaud Convertir en PDF Version imprimable Email
ONF
Marguerite Long
L
e prestigieux concours Long-Thibaud est cette année consacré au piano. Six candidats ont été retenus pour les épreuves finales qui se dérouleront samedi et dimanche prochain. La finale "récital" se tiendra à la salle Gaveau samedi à partir de 14h. La finale "concerto" se déroulera à la salle Pleyel dimanche dès 14h. Les candidats y seront accompagnés par l'Orchestre National de France.

Vous pourrez entendre les concertos suivant: 

Beethoven, concerto n° 4, par Antoine de Grolée (23 ans) France, et Junhee Kim (17 ans) Corée du sud
Tchaïkovski, concerto n° 1, par Tae-Hyung Kim (22 ans), Corée du sud
Rachmaninov, concerto n° 2, par  Tristan Pfaff (22 ans) France, Hibiki Tamura (20 ans) Japon et Sofya Gulyak (27 ans) Russie

Le concert de Gala réunira les six finalistes autour de l'ONF sous la direction d'Alain Altinoglu à la salle Pleyel, le mardi 30 octobre à 19h30.

Update 28 octobre


PALMARES

Hibiki Tamura, 20 ans (Japon)
Premier Grand Prix Marguerite Long - Académie des beaux-arts


Junhee Kim, 17 ans (Corée du sud)
Deuxième Grand Prix - Ville de Paris

Sofya Gulyak, 27 ans (Russie)
Troisième Grand Prix - Ville de Nîmes

Tae-Hyung Kim, 22 ans (Corée du sud)
Quatrième Prix - Groupe Henner

Antoine de Grolée, 23 ans (France)
Cinquième Prix - Ecole normale de musique de Paris

Tristan Pfaff, 22 ans (France)
Sixième Prix - Ville de Meudon

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TCE Gatti / AFP / 19 octobre 2007 Convertir en PDF Version imprimable Email
Critiques
Le sacre parisien du maestro Gatti , bientôt à l'Orchestre national de France

Il est demandé de Vienne à New York en passant par Amsterdam et Milan, mais son avenir se joue désormais en partie à Paris: le chef italien Daniele Gatti prendra en septembre 2008 les rênes de l'Orchestre national de France (ONF), "un challenge très important" pour lui. Nommé en juillet dernier, le maestro a dirigé jeudi soir son premier concert à la tête du "National" comme directeur musical désigné de la formation symphonique de prestige de Radio France. Au programme notamment, sur le lieu même (Théâtre des Champs-Elysées à Paris) de la création tumultueuse de l'oeuvre en 1913, un "Sacre du printemps" de Stravinsky gorgé de vie et dirigé sans partition d'un geste à la fois souple, franc et précis.

Si l'on en croit l'enthousiasme dans la salle et sur scène au salut final, le public et les musiciens sont ravis du choix de Daniele Gatti , qui aura 46 ans le 6 novembre, pour succéder à l'Allemand Kurt Masur, 80 ans, en poste depuis 2002 à l'ONF. "L'unanimité s'est faite sur ce chef encore jeune et qui est déjà un grand. Il fallait le saisir vite et s'attacher ses services assez longtemps, d'où un contrat de cinq ans", explique à l'AFP le directeur de la musique à Radio France, Thierry Beauvert. "Il y a chez lui un côté instinctif et en même temps, derrière, un énorme travail de construction de l'orchestre", ajoute-t-il. Dans un entretien à l'AFP, le maestro explique son choix de se poser à Paris après douze ans d'un travail remarqué à Londres à la tête du Royal Philharmonic Orchestra.

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TCE Gatti / Le Figaro / 21 octobre 2007 Convertir en PDF Version imprimable Email
Critiques
Résultat paradoxal
Christian Merlin

Considérant que Daniele Gatti est le nouveau directeur musical désigné de l'Orchestre national de France, il est
réconfortant et prometteur de voir à quel point les musiciens et leur chef semblent heureux à l'idée de travailler ensemble: la chaleur avec laquelle ils se sont applaudis mutuellement après le concert de jeudi soir ne trompe pas. Il est vrai que le chef italien a de quoi impressionner : sa présence face à l'orchestre, la sûreté à toute épreuve de sa technique, la clarté puissante de sa gestuelle, quelque part entre Riccardo Muti et Zubin Mehta, font de lui un chef d'estrade, spectaculaire et séduisant. Capable de souplesse, notamment quand il faut suivre et précéder dans le 2e Concerto pour violon de Bartok un Laurent Korcia bien peu sûr de lui, mais aussi d'énergie, comme en témoigne un Sacre du printemps à l'arraché, sauvage et survolté. Mais...
C'est la deuxième fois que l'on fait ce même constat avec ce chef: visuellement, c'est imparable, tout est là pour un concert
mémorable, mais le résultat sonore n'est pas à la hauteur de ce qu'on voit ! D'abord parce que la mise en place, dans Stravinsky comme dans Bartok, est tout sauf impeccable, en contradiction avec la précision du geste. Ensuite, la qualité du son laisse à désirer : certes, ces musiques appellent volontiers quelque chose de rugueux, mais ce n'est pas une raison pour donner une impression de négligence dans les équilibres.

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