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Concerts
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TCE Ozawa / Le Figaro / 06 octobre 2007 |
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Critiques
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Moment de grâce
Christian Merlin
Il y a des concerts ou l'atmosphère est déjà électrique avant que la moindre note ait été jouée. Jeudi soir, pour le retour de Seiji Ozawa à la tête du National (nos éditions du 2 octobre), c'était palpable : les quelques secondes qui séparent l'accord de l'entrée du chef étaient sous haute tension. Se fixer de telles attentes est le meilleur moyen d'être déçu : non seulement ce ne fut pas le cas, mais on est sorti galvanisé de ce moment de grâce, un de plus au cours d'une semaine bénie, succédant à Jansons et Boulez.
Deux jours après l'élégance bourgeoise et compassée de Riccardo Muti avec la machine trop bien huilée de Chicago, quel contraste avec le magnétisme animal d'Ozawa, lutin, farfadet, diable sorti de sa boîte, petite boule d'énergie toute en souplesse. La manière dont ce félin communique son sens du rythme aux musiciens tout en leur laissant la responsabilité du résultat produit est unique : poussé dans ses retranchements, l'ONF donne tout ce qu'il a dans le ventre, quitte à ne pas faire preuve d'un ensemble parfait, mais toujours hyperréactif aux ondes envoyées par leur sorcier de chef. Modeste, ce dernier ne voudra jamais saluer qu'au milieu des musiciens,
qui lui rendent la politesse en refusant de se lever pour l'applaudir à
tout rompre.
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TCE Ozawa / ConcertoNet / 5 octobre 2007 |
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Critiques
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Ozawa enflamme le National
Didier van Moere
Ravel, Dutilleux, Berlioz : Seiji Ozawa, pour son retour à la tête du
National, a choisi un programme à la Charles Munch, qui l’avait repéré
lorsqu’il gagna le concours de Besançon en 1959 et le fit travailler à
Tanglewood. Il est vrai que le chef japonais, à l’instar de son mentor,
a toujours ardemment défendu la musique française, de Berlioz à
Messiaen et à Dutilleux, dont il vient de créer, au Japon, la dernière
œuvre, Le Temps l’Horloge, avec Renée Fleming.
On sent justement, à l’écoute de la Pavane pour une infante défunte
de Ravel, des couleurs bien françaises, comme si l’orchestre retrouvait
une certaine identité. Il suffit aussi de ces quelques minutes pour
prendre la mesure du travail accompli par Seiji Ozawa, avec lequel
l’orchestre travaille si volontiers depuis des décennies :
l’interprétation est aussi raffinée que précise, le moindre détail
prend un sens, les pupitres s’équilibrant dans une parfaite homogénéité.
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TCE Ozawa / Resmusica / 4 octobre 2007 |
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Critiques
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Le retour attendu de Seiji Ozawa
Patrick Georges Montaigu
C’est un Seiji Ozawa en pleine forme, souple et félin comme à ses plus beaux jours, que le public parisien a retrouvé après quelques années d’absence, à la tête de l’Orchestre National pour un concert entièrement consacré à la musique française. Et à le voir ainsi bondir sur son podium et courir entre les pupitres pour venir saluer un public enthousiaste et un orchestre aux anges, on se dit que les récents ennuis de santé du chef japonais âgé aujourd’hui de 72 ans sont manifestement oubliés. Ainsi donc Ravel, Dutilleux et Berlioz étaient successivement conviés à la fête, avec comme plat principal du menu du soir la Symphonie Fantastique, cheval de bataille de Charles Munch, chef cher au cœur de Seiji Ozawa, auquel il a d’ailleurs succédé à quelques onze années d’intervalle au poste de directeur du Boston Symphony Orchestra entre 1973 et 2002.
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Levi, Maria-Joao Pires, et les solistes de l'ONF |
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ONF
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 Suite de l'intégrale des symphonies de Chostakovitch le 11 octobre prochain, au Théâtre des Champs-Elysées. Yoel Levi , l'actuel directeur musical de l'Orchestre National d'Ile de France, dirigera la 12ème symphonie , dite L'année 1917, qui évoque les évènements de la révolution russe, et composée en 1961. Egalement au programme la symphonie concertante pour violon, violoncelle, hautbois, basson et orchestre de Joseph Haydn, où vous pourrez entendre les solistes de l'ONF, Luc Héry, Jean-Luc Bourré, Nora Cismondi, et Philippe Hanon.
Maria-Joao Pires sera à n'en pas douter très attendue dans le 27ème concerto de Mozart, répertoire qu'elle affectionne tout particulièrement, puisqu'elle a multiplié les enregistrements de ces concertos chez Deutsche Grammophon (Concertos n° 14, 17, 21, 26).
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