Comme il me l'a été demandé sur le forum, je vais revenir brièvement sur les Métaboles de Dutilleux, et son solo en pizz. Techniquement pas trop compliqué, la difficulté réside essentiellement dans la qualité du son produit pour ressortir (sans transformer le texte en pizz Bartok!), et dans le fait de devoir bien suivre, car le tempo peut être assez fluctuant, il faut donc garder en permanence un bon oeil sur la baguette...

Je veux ensuite revenir sur une oeuvre délicate jouée le 5 novembre dernier sous la direction de Sir Colin Davis. Harold en Italie d'Hector Berlioz, avec Sabine Toutain à l'alto. Comme souvent dans ses oeuvres, la mise en place est très difficile, il faut toujours savoir quoi écouter pour arriver à coordonner l'ensemble. Rajouté à cela de nombreux passages qui présentent plus ou moins de difficultés instrumentales et vous obtenez quelque chose qui peut facilement décevoir. L'entame de cette symphonie est un moment important pour les cordes graves:

A cet adagio succède un allegro, indiqué à 104 à la noire pointée. L'articulation est primordiale dans tout ce mouvement, il faut veiller à être d'une extrême précision, tant rythmiquement que pour les nuances écrites. Après la lettre C, attention de ne pas perdre de temps, entre les deux mi par exemple, aigu (1ère corde) et grave (3ème corde), nécessitant un saut de corde...

Bon travail!!
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