Maryse a écrit : 07 mai 2026, 12:21 Moi je l'écoute en me disant "c'est un génie !", lui il pleure car il n'aime pas ce qu'il fait.
Peut-être que très sensibles, les musiciens sont par conséquent fragiles...

Maryse a écrit : 07 mai 2026, 12:21 Moi je l'écoute en me disant "c'est un génie !", lui il pleure car il n'aime pas ce qu'il fait.
T'inquiète, c'est super cool d'échangerBon.... Que dire ?

Alors ce truc de la pulse je l'ai grave eu ! exactement ça. Fragile, pas posé, pas apaisé.sencha a écrit : 07 mai 2026, 12:35 Pour moi c'est la pulse, y a un truc qui est fragile, et surtout pas posé, pas du tout apaisé.
Durant de très nombreuses années, j’ai fréquenté un type au boulot, genre ingénieur taiseux mais qui n’en pense pas moins, avant d’apprendre qu’il pratiquait secrètement la guitare classique dans le privé et qu'à l'occasion il s’adonnait à la lutherie. Pas du genre à raconter des conneries, j’imaginais qu’il devait avoir un assez bon niveau vu celui de son exigence au boulot. Je lui demande donc avec qui il jouait et s’il lui arrivait de se produire. Il me répondi alors qu’il jouait seul dans son salon, quelques fois avec sa femme au clavecin, mais qu’il était hors de question pour eux de se produire en public. Trop vulgaire sans doute …Maryse a écrit : 07 mai 2026, 10:41 Mais il y a cette envie/nécessité de partager. D'où ça vient, ma foi... Comme ça. Comme quand on fait un gâteau qu'on a envie de partager.


Oui ça rentre en effet dans l'équation "fatigue globale", même sans être dans des structures de type orchestre.frazi a écrit : 11 mai 2026, 08:21 le pire étant je pense de devoir vivre ensemble 24H24 lors de leur nombreux déplacements (hotels, voyages, etc.) et de baigner en permanence dans le bruit de la musique au point de ne plus supporter d'en écouter ou d'en entendre parler dans le privé.

Même vécu que toi, Sencha, sur ma toute première fois en orchestre... C'est tellement addictif,sencha a écrit : 10 mai 2026, 23:45 J'ai pratiqué un peu d'orchestre classique, à mon petit niveau. La toute première fois, j'ai pleuré quand l'orchestre a commencé à jouer. Un orchestre c'est magnifique et quand on touche aux grands compositeurs, y a pas de mots pour ça.
Frazi, tout pareil... C'est fondamental, ce plaisir du son. Ma contrebasse est bourrée de défauts mais j'adore sa puissance et sa clarté.frazi a écrit : 09 mai 2026, 15:22
En cas de découragement, oui, il y a toujours le son de l’instrument pour nous motiver. C’est effectivement un bonheur sans égal quand on parvient à faire sonner son instrument comme on le souhaite. C’est pourquoi j’invite les débutants motivés à investir rapidement dans du bon matériel, quitte à faire des sacrifices. J’ai mis beaucoup trop de temps à comprendre ça. Et je le regrette. Aujourd'hui c'est rien que du bonheur.
Et en ce qui concerne cette discussion sur la parité, je suis en minorité dans l'équipe des contreusesMaryse a écrit : 07 mai 2026, 10:14 Quand on regarde le paysage jazz français, il y a des femmes qui sont visibles. Mais quasi systématiquement, elles sont directrices artistiques de leurs projets. Je parle des instrumentistes, pas des chanteuses.
C'est souvent la stratégie pour pouvoir exister musicalement : monter ses projets.

Oui en classique c'est beaucoup plus équilibré. On trouve des femmes trompetistes, tubistes etc... en plus des autres instruments.mil a écrit : 22 mai 2026, 12:05 Et en ce qui concerne cette discussion sur la parité, je suis en minorité dans l'équipe des contreuses

c est ton droit de ne pas aimer le monde ( les mondes,) de la musique classique, mais tout de même : que de généralités !sencha a écrit : 10 mai 2026, 23:45 je n'aime pas le "monde" de la musique classique, les inégalités et les classements militaires des pupitres, de l'horreur des concours d'orchestre. De la prise commune de médicaments pour contrer le trac, De la main mise du marché par des institutions, des fondations, des systèmes financiers, qui attirent tous les requins et profiteurs, qui contrôlent les écoles, les élèves, le prix des instruments, etc...

c'est tellement ça !Maryse a écrit : 11 mai 2026, 12:12 Tout ça pour dire que dans l'imaginaire de plein de gens, t'es artiste, tu joues du jazz, tu vis de ta passion (gros fantasme), tu te fends la poire tous les jours en fumant des gros bédos. Alors que non. Les réalités sur le terrain sont tout aussi stressantes et potentiellement impactantes, comme le décrit sencha par exemple, avec la gestion du trac, la compétitivité, la performance attendue etc etc.